Après la fête de l’Huma !
La fête de l’Huma n’a pas été un effacement communiste. Mais la place qu’y a prise Mélenchon oblige à relever le défi de la confrontation d’idées.
La fête de l’Huma n’a pas été un effacement communiste. Mais la place qu’y a prise Mélenchon oblige à relever le défi de la confrontation d’idées.
Un enjeu d’explication de fond, qui nécessite un argumentaire en direction des communistes, et une communication extérieure qui distinguent bien les mesures d’urgence (salaires, blocage des prix, baisse des taxes) des mesures structurelles.
Les contre propositions communistes à la réforme Macron nous conduisent forcément à poser la question du choix de civilisation : l’épanouissement individuel et collectif des êtres humains, la préservation des être vivants et de la planète ou la pénétration du marché et la logique du capital dans tous les espaces et les âges de nos vies: derrière les attaques des retraites par répartition se profile le grand projet des forces réactionnaires: la retraite par capitalisation.
La bataille politique sur les retraites nous met à l’épreuve des travaux pratiques sur le rassemblement, tel qu’il est pensé dans le projet de base commune, quand il rappelle: «C’est dans les luttes et dans la bataille d’idées que cette large majorité de notre société peut s’affirmer comme une majorité politique, capable d’imposer démocratiquement au Parlement, au gouvernement et jusque dans tous les lieux de pouvoirs, des choix politiques ouvrant la voie à la
construction d’une nouvelle civilisation.».
Il est urgent de clarifier le cadre stratégique de la NUPES, en premier lieu dans un débat interne, mais large, au sein du PCF, ensuite avec les partenaires, car à l’évidence, au travers des actes politiques régulièrement produits par Jean-Luc Mélenchon (JLM) ou par les premiers dirigeants de LFI , il y a un projet politique de faire de la NUPES un cadre d’intégration des forces de gauche, sous domination des Insoumis et leur chef. Disons le clairement. Ce n’est pas la conception du rassemblement que porte le PCF et nous ne devons pas mettre le doigt dans l’engrenage.
C’est ensuite de lancer au plus vite la campagne communiste des législatives dans un maximum de circonscriptions, sans attendre les résultats des négociations.
Il est important de donner dans notre déclaration un éclairage historique sur la montée des tensions, et les responsabilités afférentes. Avoir ce souci n’affaiblit en rien la condamnation sans appel de l’agression du pouvoir russe contre l’Ukraine, ni l’indignation face au désastre humain et politique qu’elle provoque.
Les vies menacées et les souffrances du peuple ukrainien et du peuple russe exigent une mobilisation internationale de grande ampleur pour un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes et des engagements sur une Ukraine indépendante et non alignée, c’est-à-dire hors de l’OTAN et d’une tutelle russe.
Le financement de notre projet n’est possible que sous condition d’un développement sans précédent de l’emploi et la formation, incarné dans le projet de la SEF, lequel ne peut se réaliser hors de conquêtes de pouvoirs nouveaux pour les salariés et
les citoyens, pour leur conférer la maîtrise de l’argent et changer les logiques de décision sur: que produire, pour qui, pourquoi, comment et où ?
Ce n’est donc pas le moment, alors que nous allons seulement commencer la campagne de proximité sur l’originalité de notre projet, d’envoyer des signes que le socle existerait aujourd’hui à gauche pour répondre aux enjeux de transformation sociale, écologique, et politique du pays.









