Evelyne Ternat
Dans la situation politique actuelle, le fait marquant est que le faux « duel » Macron-Le Pen (que nous avons souvent qualifié à juste titre de « duo ») s’est transformé en une alliance ouverte. Bien sûr, cette convergence entre les trois droites préexistait à la désignation de Barnier, en particulier sur les politiques économiques, sur les questions d’immigration, de sécurité, mais cette convergence était délibérément occultée par la représentation politique en « trois blocs », que nous avons aussi d’une certaine façon validée un peu rapidement dans nos analyses, une partition en trois blocs dans laquelle la Macronie et les Républicains s’octroient une place prétendument centrale.
Cette proximité désormais indéniable est un fait politique extrêmement important pour deux raisons :
1-elle s’est construite et affichée pour barrer la route du pouvoir au NFP, sous la pression du Medef, des milieux financiers et des dirigeants européens, tétanisés par la possibilité d’une expérimentation qui sorte du carcan néolibéral, aussi limitée soit-elle. Le monde du capital a posé clairement les jalons de la feuille de route qu’il attend : blocage des salaires, gel du point d’indice des fonctionnaires, désindexation des retraites, réduction du déficit public et de la dette par baisse drastique des dépenses publiques : un programme d’austérité sans précédent, pas seulement par pure idéologie, maos parce que els contradictions de la gestion capitaliste sont au paroxysme : il n’y a plus de marge de manœuvre sur la répartition des revenus sans mise en cause des rapports capitalistes.
2-Faisant exploser le front dit « républicain » constitué lors du 2ème tour des législatives, cette union des trois droites peut aussi faire sauter le plafond de verre qui a jusqu’ici bloqué le RN dans son accession au pouvoir : dans tous les pays européens, l’extrême droite accède au pouvoir dans des alliances avec la droite, même si cette nouvelle configuration d’un gouvernement dont la survie est entre les mains du RN n’est pas sans poser quelques problèmes à Marine Le Pen, puisque le RN a bâti son assise sur la colère contre les politiques néolibérales des gouvernements successifs.
Que faire dans cette situation qui d’une certaine façon a clarifié les clivages politiques (Macon a réussi de ce point de vue une clarification, même si ce n’est pas celle qu’il espérait), et réactivé le clivage gauche/droite (malgré toutes les limites et difficultés que l’on connaît à gauche) ?
L’enjeu de la période à venir est de conjuguer l’élargissement et la consolidation du NFP dans une perspective de transformation avec le renforcement du parti : autrement dit conjuguer rassemblement et autonomie, ce qui est la grande difficulté historique du parti communiste depuis 50 ans, depuis en fait la signature du programme commun en 1972 (date de mon adhésion au parti, difficultés vécues par conséquent en direct dans ma vie militante !).
Il me semble que nous devons mener une véritable réflexion sur trois axes qui vont de pair :
1) ne pas en rester à une gestion de sommet du NFP : cela implique des initiatives locales, coconstruites par les forces du NFP et leurs soutiens syndicaux et associatifs, pour débattre avec les citoyens, faire monter la confiance et la conscience sur la possibilité du changement, tout en posant les garde fous qui préservent de la construction d’une force politique. Mais si nous en restons à cet état de frilosité et de défiance vis-à-vis des initiatives locales, il n’y aura pas de construction d’un mouvement populaire agissant, capable d’affronter les obstacles dressés par le capital à la mise en place d’une politique de transformation.
2) Dans notre activité autonome, mieux porter le projet communiste d’émancipation des rapports capitalistes et des dominations, avec des propositions identifiantes, concrètes tout en faisant sens pour une autre société. Nous n’y sommes pas. Il y a actuellement des débats d’orientation entre nous, qu’il convient de ne pas mettre sous un couvercle, mais au contraire de mener dans la sérénité pour dépasser les contradictions dans une élaboration réellement collective. Trois exemples des questions à approfondir :
-notre approche actuelle du « travail », présentée souvent en termes de « défense du travail », de « centralité du travail », ne me paraît pas correspondre aux attentes de la société, notamment celles de la jeunesse, ni ouvrir une perspective sur une autre civilisation. Il faut à mon avis aborder la question du travail sous l’angle de l’émancipation : l’émancipation du marché du travail, c’est-à-dire l’affaiblissement du lien de subordination, grâce à des emplois, assortis de droits et protections, et une mobilité choisie, au cœur de notre projet de sécurité d’emploi ou de formation. Mais aussi l’émancipation grâce à la conquête d’un temps hors travail toujours plus important, car c’est là que s’exerce la liberté humaine absolue.
-la question des financements, combien de fois absente de nos tracts, qui enlève beaucoup de crédibilité à nos propositions.
-les questions internationales : le combat pour le paix implique une mise en cause plus forte de l’impérialisme dominant, celui des Etats Unis, et des batailles politiques concrètes contre la mise en place de l’économie de guerre.
Pour retrouver un large consensus interne sur toutes ces questions, nous avons besoin d’un travail collectif important et d’autres modes de fonctionnement, que la conférence nationale devra pointer.3) Mener le débat sur les contenus au sein du NFP pour parvenir à un véritable programme politique de transformation.
Le débat ne peut pas être circonscrit aux groupes de travail qui ont été mis en place, et dont nous ignorons aujourd’hui l’objet et l’état des discussions. Nous devons faire le point sur les compléments, évolutions et modifications du programme NFP qui nous paraissent indispensables pour atteindre la cohérence nécessaire à une transformation systémique, « armer » les communistes pour mener ce débat partout, en appui sur des campagnes construites nationalement sur les enjeux vitaux tels que les services publics, l’écologie, l’industrie, et leur financement, que Lucie Castets a jusqu’ici limité à la taxation des multinationales et des ultra-riches. On a besoin de tous les communistes pour que le chemin ouvert avec le NFP devienne une alternative solide de sorite de crise et de changement.
Jean-Marc Durand
Pression du Medef, injonction de l’Union Européenne, choix de Macron ont permis de gagner momentanément la partie. Barnier désigné 1er Ministre, ils ont réussi après le coup de force du traité de Lisbonne, un nouveau tour de force en passant par-dessus le vote des françaises et des français aux législatives anticipées de juillet dernier.
Pour autant la situation politique et économique n’est pas réglée. Le plus dur est devant nous :
- La préparation du budget 2025 en est le premier acte avec en perspective une nouvelle cure d’austérité, la dette servant de chantage.
- Les retraites. Cette question va revenir dans l’actualité très vite. Déjà avec la niche parlementaire du RN que celui-ci compte utiliser pour revenir sur cette question. Ce qui pourrait permettre de remettre sur la table le projet de retraite par capitalisation et/ou la retraite à points.
- La démocratie avec la proportionnelle qui dans les faits pourrait bien s’avérer un joli cadeau au RN.
Avec un macron passé maître dans l’art d’ignorer l’avis du peuple nous vivons dans une ambiance de coup d’Etat permanent qui participe d’un processus profond visant à un changement de régime concernant pas seulement les pouvoirs du Président mais la mise au service du capital de l’ensemble de l’appareil d’état (de ses moyens).
Dans un climat politique, social, économique, démocratique déjà très dégradé, cela aggrave la situation, plongeant toute la société dans un marasme inquiétant qui peut conduire tout droit à l’accession du RN au pouvoir.
Dans ce contexte, quelle réponse communiste sachant que notre parti est en grande difficulté ? Ce qui nous oblige à conduire en même temps, un travail approfondi sur les causes de notre échec lors deux derniers scrutins électoraux et de nous impliquer pleinement dans le débat politique actuel, avec la nouvelle donne que représente par exemple le NFP.
Nous devons urgemment nous réidentifier, nous reconnecter à la société. Nos contenus, notre projet politique nous indiquent le chemin à emprunter comme le disent d’ailleurs nos deux derniers congrès.
Il nous faut passer à la mise en œuvre. Et cette mise en œuvre suppose de savoir marcher sur nos deux pieds C’est-à-dire, discuter, intervenir avec les composantes du NFP mais aussi proposer, construire, agir avec et pour le PCF. Deux niveaux d’intervention qui ne sont pas opposés mais complémentaires car si le PCF a besoin de retrouver aura et efficacité, la gauche dans son ensemble a aussi besoin de muscle, de force de conviction et d’entrainement pour être capable de changer vraiment les choses. D’où notre travail dans les groupes de travail proposés au sein du NFP mais notre capacité à proposer et à verser au débat public nos propositions. Il faut nous prémunir de toute construction visant à installer une nouvelle figure de proue transcendantale à but essentiellement électoral.
Eclaircir ce tableau suppose de mettre au plus vite le parti en action. Nous avons besoin de campagnes politiques permettant de mener à partir de situations concrètes, dans la durée et sur le fond des batailles politiques au sein desquelles nous serons force de propositions pour une transformation radicale et moteur d’impulsion des luttes. Deux sujets pourraient par exemple être mis en débat : les services publics et l’emploi industriel. Ils nous permettraient de développer nos propositions sur l’argent et les pouvoirs d’intervention des salariés. Ce serait un temps opportun pour travailler notre renforcement et renouveler notre organisation, notre fonctionnement. Une remarque à ce propos : orientation politique, mode d’organisation et de fonctionnement constituent un ensemble indissociable afin d’atteindre le but fixé.
Denis Durand
J’ai une préférence pour que la conférence nationale se tienne en présentiel, afin de favoriser la maîtrise des débats par les communistes. Pour la même raison, je crois qu’il serait utile de disposer d’une trame de discussion pour acter les questions posées et les réponses qui pourront leur être apportées.
Dans le projet de résolution, toutes les questions qui méritent d’être mises à l’ordre du jour sont posées mais à mon avis il en manque une : quelles tâches le Parti communiste doit-il s’assigner, dans la situation présente, pour répondre à la crise de civilisation en ouvrant un chemin vers une société libérée de l’exploitation capitaliste et de toutes les dominations qui vont de pair avec elle ?
Il n’est pas superflu, je crois, d’énoncer explicitement cette question parce qu’elle donne un éclairage utile aux autres questions. Je prendrai trois exemples.
« Reconquérir le monde du travail face au Rassemblement national » : à mon avis, ce n’est pas essentiellement un enjeu électoral. Il y a dans le mouvement syndical (Renault, Thalès, ATOS, Sanofi, Alstom, etc.) une importante capacité d’alternative de luttes aux gestions capitalistes. Il y a donc lieu d’agir, y compris dans les entreprises, pour proposer à ces luttes une cohérence politique, contestant radicalement la logique du capital, et ainsi leur donner plus de force pour l’emporter sur les politiques néolibérales et pour faire reculer l’emprise de l’extrême-droite sur les esprits.
Deuxième exemple, après avoir fait le travail indispensable qui consiste à évaluer les conditions physiques d’une neutralité carbone, il reste à considérer comme un combat politique, partie intégrante du projet communiste, la transformation radicale, bien au-delà d’une répartition des richesses existantes entre riches et pauvres, des modes de vie, des modes de production, et des institutions politiques, à l’échelle du pays et à l’échelle de la planète, pour pouvoir disposer de la base matérielle qui permettra de proposer une réponse réaliste au péril climatique.
On peut hausser les épaules et voir dans mon propos un verbiage idéologique sans portée pratique. Et en effet, c’est ce qui a été fait dans la campagne pour les élections européennes, en partant du principe que le projet de transformation de la société – qui possède évidemment une dimension européenne – n’était pas à l’ordre du jour et que la seule chose à faire était de soigner nos éléments de langage sur des thèmes, comme le « souverainisme », censés séduire des électeurs revenus de tout. Moyennant quoi personne n’était plus en état de distinguer nos propositions économiques et sociales de celles de la France insoumise. Le résultat de cette élection est donc une démonstration en vraie grandeur de ce qu’il ne faut pas faire. C’était là mon troisième exemple.
Je crois donc que ce moment de réflexion collective devrait porter sur la façon dont nous voyons le rôle du Parti communiste dans la société d’aujourd’hui. Voulons-nous être un parti parmi d’autres, occupant la « niche écologique » que nous assignent les institutions existantes ? Ou bien voulons-nous être une force de transformation radicale mettant en cause le pouvoir politique du capital partout où il s’exerce, dans les entreprises et dans l’utilisation de l’argent comme dans les institutions de la démocratie bourgeoise ? En ne perdant jamais de vue notre combat pour rendre possible, viable, réaliste, la transition de la civilisation capitaliste et libérale, dont la crise fait des dégâts humains et écologiques grandissants, vers une civilisation tout à fait différente ?
Ce choix aurait des conséquences pratiques sur notre façon d’agir et de nous organiser, et des conséquences sur notre façon d’aborder les échéances électorales et notre participation aux institutions parlementaires ou municipales.
À mon avis, il ne consisterait pas seulement à mettre en œuvre nos orientations de congrès mais il rejoindrait aussi les préoccupations de beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens qui ne trouvent actuellement aucune force politique désireuse d’y répondre.
Frédéric Boccara
Tout d’abord, je veux insister sur le fait que nous avons de profonds problèmes de fonctionnement à débattre et à traiter en tant que tels, tout particulièrement de fonctionnement de notre direction nationale (sur lesquels nous avions été plusieurs à faire des propositions au dernier congrès), ce serait une erreur de les séparer complètement des questions d’orientation politique. En particulier, pour les élections européennes, il faut que les quelques responsables qui ont fait le choix d’une orientation de campagne jouant avec le feu du souverainisme, en ces temps d’extrême-droite aux portes du pouvoir, ne tenant pas compte ni de nos orientations de congrès, ni des orientations affirmées ausssi bien à notre conférence européenne qu’à nos CN, assument leur choix, en toute fraternité, mais aussi en toute franchise.
Sur la situation politique présente dans le pays.
Le Nouveau Front populaire a fait lever un espoir grâce à deux choses : le sursaut électoral anti-fasciste qu’il a permis, la crédibilisation d’un programme de transformaiton sociale profonde, que l’on peut « tirer » du programme du NFP, si nous le prenons de façon dynamique, offensive, pour construire.
Je préfère parler d’une forme « d’impasse politique pour la gauche », plutôt que de « blocage » du pays. Car dans le même temps, Emmanuel Macron déroule – budget d’austérité, école, aides au grand capital, immigration – et il vient de nommer Michel Barnier, homme de droite et longtemps commissaire européen, sous la pression, voire le contrôle ?, du RN et de Marine Le Pen.
E. Macron tire la situation dans le sens d’une hyper-délégation de pouvoir aux exécutifs, qu’il cherche à contrôler le plus possible. Cette situation est utilisée par certains pour tirer une partie de la gauche vers le centre droit et le social-libéralisme, et par d’autres à gauche, pour pousser les feux de l’ultra-délégation de pouvoir au sommet et d’une présidentialisation accrue de la gauche, dès à présent. J’attire l’attention, et j’informe le CN d’un élément sur lequel il aurait dû être informé par nos premiers dirigeants : des groupes de travail du NFP se réunissent – et on nous a demandé d’y participer – notamment sur la hausse des salaires, sur le budget, sur l’école et l’enseignement. Y en a-t-il d’autres ? Autant, dans la perspective d’une première ministre issue du NFP cela pouvait se comprendre, autant à présent cela pose question : devons-nous continuer d’y participer ? Et, si oui, dans quel esprit et objectif ?
Il va s’agir surtout de soigner la résistance et la prise de conscience populaire de ce qu’il y a à changer, ceci à la fois par le débat d’idées et par l’intervention populaire, les luttes.
L’existence dans les consciences d’une possibilité de politique alternative, crédible socialement, économiquement et politiquement, c’est la spécificité française, en Europe continentale, face à la montée des fascismes. Mais cette conscience est fragile et floue sur les exigences et contenus d’une telle politique.
Pourtant, faire progresser cette conscience est décisif, pour combattre la politique menée et toutes les droites, particulièrement l’extrème-droite, conjurer le fascisme.
Le MEDEF, véritale commanditaire de Macron, a commencé à peser encore plus explicitement pour un maintien de choix économiques, par la voix de son président Patrick Martin et en agitant la dette. Nous devons riposter. Et surtout pas, au contraire de ce que j’ai entendu dans le rapport introductif, inquitéter sur la dette et faire peur. Nous devons expliquer qu’il y a de la bonne et de la mauvaise dette, selon comment elle est financée (marchés financier ou créatio, monétaire à taux zéro) et selon à quoi elle est utilisée (guerre et capital versus services publics et emploi-formation productif).
Or, durant la campagne européenne, qui a planté le décor des législatives, outre la grande faute politique de n’avoir pas mené campagne sur nos propositions précises de financement des services publics face à la dette – propositions radicales et rassembleuses –, notre tête de liste – et le staff nommé autour de lui – n’a pas voulu dénoncer le ralliement de Marine Le Pen, et du RN, à l’austérité et sa promotion de l’idéologie du « préalable du remboursement de la dette », idéologie dont la mise en œuvre dans les années 1930 a mené aux évolutions que l’on sait. Or c’est cela qui cantonne le débat à « plus ou moins d’impôts » au lieu de « comment se développer ». Pourtant cette seconde option peut rassembler très largement, et permettre d’élargir le NFP comme de venir à l’appui immédiat des luttes dans les entreprises comme dans les « territoires ».
C’est pourquoi l’enjeu n’est pas non plus, contrairement à ce qui est dit dans le rapport, « plus d’Etat », mais bien plutôt « quel Etat ? ». Car Macron veut « plus d’État »… pour les profits (le capital) et pour la répression. Nous c’est autre chose : plus de services publics, mettre l’emploi-formation au coeur d’une tout autre relation entre l’État et les entreprises, et instaurer une nouvelle démocratie.
Dans le même temps, il faut bien entendu augmenter les salaires et les revenus de remplacement (pensions, allocations chômage, etc.), « stimuler la demande ». Mais ne faire que cela ne marchera pas ! Il faut des transformations structurelles profondes, qui permettront une autre « offre », c’est à dire une autre production : sociale (répondant aux besoins, créant de bons emplois et transformant positivement le travail) et écologique (remodelant les productions et s’appuyant sur une nouvelle culture de consommation). Donc agir sur les entreprises, les amener à changer leurs gestions.
Je propose, pour avancer sur le fond du débat d’idées et pour aider à la bataille de résistance portant les exigences populaire, que nous réfléchissions, nous le CN, à une campagne nationale, son organisation, son sens, son rythme. Nous en avions discuté en CEN, il faut en discuter ici. Nous sommes la direction nationale du PCF.
Elle pourrait porter sur deux points : les services publics et l’emploi-formation (tout particulièrement pour l’industrie) ; ou bien être centrée sur l’emploi-formation, avec deux déclinaisons : services publics et industrie-services. Nous pourrions désigner ici un collectif de camarades pour y travailler, faire des propositions et l’animer.
Elle pourrait commencer par une première série de rencontres et débats dans les départements et régions, ouverts aux forces syndicales, aux associations (par exemple la convergence services pu blics, ou l’appel d’Antraigues), à tous les citoyen.ne.s, y compris les forces du NFP. Durant ces réunions publiques, nos camarades injectent nos propositions importantes, plutôt que de chapeauter tout de suite par une pétition nationale, ainsi que nos explications (dette, coût du capital, pré-recrutements, aide publiques, etc.). Un second temps, de rencontre nationale, pourrait avoir lieu vers la mi-octobre à partir de ce qui s’est dit dans ces réunions, les propositions, les revendications, pour élaborer une pétition et repartir sur une bataille de proximité et de masse. Il faudrait travailler bien sûr les fiches argumentaires, des initiatives de formation et des outils de communication pour nos camarades et pour aider à pour mettre un climat.
Une telle campagne doit être une décision de l’ensemble de la direction du parti et s’inscrire dans la durée. Sommes-nous capables de la décider et de la mener vraiment, y compris en parallèle avec la préparation denotre Conférence nationale ? Je pense personnellement qu’elle peut tout à la fois aider le parti, nos camarades et être utile à notre peuple.


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