Toutes les pièces d’une disparition pure et simple de l’enseigne Casino sont réunies. Le ministre des Finances a validé une vente à la découpe de ce groupe emblématique qui a marqué l’histoire du développement du commerce d’alimentation dans notre pays.
Mis à mort par le capital !
Certes le groupe Casino comme les autres enseignes de la grande distribution, s’est retrouvé confronté à la crise qui frappe ce modèle de vente (relation aux producteurs, modes d’approvisionnement, qualité des produits, inflation et baisse du pouvoir d’achat, implantation territoriale, crise de rentabilité).
Mais le coup de grâce lui a été porté par les aventures financières hasardeuses et douteuses de son propriétaire M. Naouri, pourtant estimé en hauts lieux comme un des plus habiles financiers de son temps. La responsabilité de ce désastre économique est sociale lui incombe !
Un scandaleux accompagnement de L’Etat.
Informé depuis le début, le gouvernement par la voie de son Ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a tout de suite entériné le projet des repreneurs.
D’une part du consortium à la tête duquel se trouve la nouvelle coqueluche du monde des affaires, le Tchèque Daniel Kretinsky, qui s’est positionné sur les Franprix et Monoprix.
D’autre part, des enseignes Intermarché et Auchan cette dernière détenue par la famille Mulliez, soit 313 magasins au total.
Chacun n’a qu’un objectif : accroître sa domination et bien sûr, sa fortune personnelle !
Open bar pour le capital !
Le sort de Casino ne peut être laissé entre les mains de quelques capitalistes milliardaires ! Pourtant tout est organisé pour permettre au capital de se restructurer à sa guise afin d’assurer sa rentabilité.
Car ce qu’on ne dit pas c’est que les actifs économiques du groupe Casino présentent toujours un intérêt évident. Les offres réalisées en témoignent :
- Intermarché et Auchan ont proposé plus de 1milliard d’euros pour racheter les grandes surfaces Casino.
- Le consortium conduit Kretinsky, propose 1,2 milliard d’argent frais et la réduction de près de cinq milliards de la dette du groupe, sur 10 milliards au total.
Casino, une affaire nationale !
La disparition de l’enseigne et du groupe Casino est une question nationale, économique et sociale. Le groupe Casino, c’est 55 000 emplois en France, plus de 4000 dans la Loire et à St Etienne, plus de 300 dans la Drôme. Casino, c’est une page d’histoire du pays, avec un nom attaché à une région et à une équipe de foot emblématique…
M. Le Maire allez-vous une nouvelle fois laisser disparaître un des fleurons de l’activité économique nationale ?
La période de sauvegarde du groupe a été prolongée jusqu’au 25 février. Il reste du temps pour sauver le groupe !
L’Etat n’est pas dépourvu de moyens d’intervention :
- Il peut à la demande des salariés prononcer un moratoire,
- Il peut opter pour une structure de défaisance accueillant les opérations financières pourries.
- Il dispose par le biais de l’administration fiscale des moyens d’engager un contrôle pour abus de bien social et abus de droit à l’encontre du propriétaire défaillant M. Naouri qui a pompé le groupe par les dividendes fous qu’il s’est versé durant des années.
- Il dispose de la capacité d’inciter les banques à apporter les fonds nécessaires à l’assainissement de la situation financière de Casino à bas taux d’intérêt.
- Il dispose aussi du levier de la BPI (Banque publique d’investissement).
- Il peut accompagner son intervention et celle des banques d’un droit de regard et d’intervention sur la gestion à venir des pouvoirs publics et des salariés en fonction du respect de critères précis.
L’intervention sociale et citoyenne, un levier essentiel pour sauver l’emploi et l’activité !
L’action publique pour être efficace doit être étroitement associée à l’intervention des personnels, de leurs organisations représentatives, des élus.es locaux et des populations. Cela suppose de les tenir pleinement informer des projets et décisions en cours au lieu de les tenir soigneusement à l’écart et qu’ils découvrent les choses par voie de presse.
Avec eux, il s’agit de créer le rapport de force pour sauver Casino, ses emplois, ses activités, s’opposer a la prédation du capital, ainsi que pour élaborer des solutions pérennes et alternatives. De nouvelles pratiques de distribution doivent s’imposer qui ne soient plus soumises aux intérêts de la Finance et à la logique capitaliste mais qui répondent à ceux de la population et des salariés.
Le Pcf, ses militants et ses élus, déterminés à être acteurs à vos côtés !
Plutôt que de laisser plonger toute la région stéphanoise déjà durement touchée par le passé, dans une nouvelle détresse sociale.
Plutôt que d’accompagner en l’accélérant le dépècement du groupe Casino qui mettra des milliers de salariés.e.s sur le carreau :
- Suppressions d’au moins 1000 emplois au siège social de St Etienne
- Suppressions d’emplois dans les magasins fermés ou réorganisés, dans les plateformes, en région stéphanoise comme partout en France, dont la Drôme (1).
Plutôt que d’imposer un plan d’apurement qui risque de mettre au tapis de nombreux créanciers.
Un autre projet doit être porté.
Le PCF exige, un moratoire et l’ouverture d’une table ronde réunissant toutes les parties en jeu, y compris les banques (dont la BPI), sous l’égide des pouvoirs publics avec le triple objectif de :
- Maintien des emplois,
- Relance du groupe Casino sur la base de nouveaux critères de développement, sociaux et environnementaux,
- Mobilisation de l’argent nécessaire auprès des institutions bancaires, sous le contrôle des salariés et des citoyens.
- Le groupe Casino en Drôme : Hyper-Super Casino : Valence sud, Valence 2, Bourg de Péage, Montélimar, St Barthélémy de Vals. Supérettes Crest, St Uze, Valence. Monoprix : Valence.


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