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La dette et le déluge d’intox des médias : y résister ! Par Gisèle Cailloux

L'argent nécessaire pour financer ces masures pourrait être emprunté par l’État à la caisse des dépôts sur la base des projets. La caisse des dépôts se refinancerait auprès de la BCE. C'est techniquement possible et le traité de Lisbonne le permet sans avoir l'autorisation des autres pays.

Les idées fausses sur la dette économiquement que nous infligent les médias comparant la dette au budget d’un ménage qui aurait trop dépensé ! C’est un non sens.
L’État, contrairement à nous, ne dépend pas de la bonne volonté d’un patron pour augmenter ses ressources mais peut lever des d’impôts. Les emprunts ne sont pas remboursés mensuellement mais à échéance laquelle peut être de quelques semaines jusqu’à un demi siècle. Et le discourt est dramatisé  pour justifier « l’effort national d’austérité » comme seule issue. Non nous n’avons pas trop dépensé : la dette résulte de choix fait par les gouvernements qui se sont succédés, et notamment d’E. Macron qui a fait exploser cette dette.
Par exemple, le Sénat a adopté récemment le rapport du sénateur communiste Fabien Gay évaluant à 211 milliards d’euros par an les cadeaux fait aux entreprises de plus de milles salariés, donc essentiellement aux plus importantes qui utilisent, pour nombre d’entre-elles, cet argent en distribution de dividendes. Allègements de cotisations patronales, niches fiscales, aides financières diverses, les recettes de l’État ont ainsi été amputé de revenus importants: 211 milliards par an.
Ces 211 milliards d’euros représentent près de deux fois le déficit public annuel de la France (qui tourne autour de 100 à 150 milliards d’euros selon les années).
Sarkozy, Hollande, Macron ont contribué à ces cadeaux de 211 milliards d’euros. Et maintenant, nous devrions tous être responsable de la dette qui atteint des niveaux mettant soit-disant notre économie en péril (la charge de la dette est devenu le premier poste de dépense du budget) ?
Il faudrait que tout le monde fasse un effort. La main à la poche pour le retraité (à partir de 1200€), pour les salariés, des économies sur les services publics déjà sous perfusion (écoles, hôpitaux etc), tout y passe.
Non pas un centime ne doit être ponctionné sur les retraites, pas un centime sur les salariés, aucune économie ne doit être faite sur des Services publics !!!
Il y a d’autres solutions.
Depuis 2010 : la part de la fortune des 500 plus riches est passée de 12 % du PIB à 42 % soit environ 1 200 milliards d’euros. Entre 2012 et 2024, la dette publique a augmenté de 1400 milliards d’euros mais le patrimoine des 10 % des ménages les plus aisés a augmenté dans le même temps de 2116 milliards d’euros.. Sur les seules 10 dernières années, et malgré la crise Covid, la progression des dividendes distribué a plus que doublé (+114,5%) avec un taux record de distribution de 71 % qui montre que les profits massifs n’ont été partagés ni avec les salariés (dont les salaires réels ont baissé), ni réinvestis pour la transition écologique, mais ont été massivement orientés vers l’enrichissement du capital privé.
Et on va demander aux retraités (dès 1200€/mois) ou aux salariés qui créent les richesses que d’autres accumulent, de se serrer la ceinture ? On va faire des économies sur les services publics – écoles, hôpitaux…?
C’est là, chez les ultras riches profiteurs du travail des autres ou spéculateurs et seulement là qu’il faut chercher de nouvelles ressources.
Croit-on qu’un effort de 2 ou 3 % sur l’impôt des familles les plus riches va les rendre plus pauvre ? Quelques millions en moins quand on possède des milliards ?
Et non seulement il ne faut pas faire des économies sur les services publiques mais au contraire il faut engager des dépenses. Par exemple les revendications des jeunes lycéens et universitaires sont pertinentes pour eux et pour l‘avenir de notre pays. Investir pour des collèges, lycées, universités qui répondent aux besoins,avec des professeurs pour chaque heure de cours, c’est s’assurer d’avoir des citoyens formés dans 10, 15 ans.
Pour ce faire, l’argent nécessaire pourrait être emprunté par l’État à la caisse des dépôts sur la base des projets. La caisse des dépôts se refinancerait auprès de la BCE. C’est techniquement possible et le traité de Lisbonne le permet sans avoir l’autorisation des autres pays. Donner aux lycéens, universitaires les moyens d’étudier dans de bonnes conditions c’est des citoyens qui répondront aux défits technologiques de demain, qui permettront notamment à notre industrie de se réimplanter. Des citoyens qui paieront leurs impôts et donc contribueront au PIB.

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